Hoome en entreprise
Les éléments dont un responsable informatique ou un délégué à la protection des données a besoin pour évaluer Hoome, du résumé aux détails vérifiables.
Cinq lignes pour décider
- Ce que c’est : une extension Chrome (Manifest V3) qui remplace la page « nouvel onglet » par une page de raccourcis, avec dossiers, recherche et widgets facultatifs.
- Permissions :
storageetunlimitedStorage, plus l’accès à deux services d’icônes. La lecture des favoris est facultative, demandée seulement au moment d’un import. La connexion à un compte Premium, facultative elle aussi, n’est demandée qu’au clic sur « Se connecter avec Google ». - Réseau : deux services d’icônes reçoivent le nom de domaine des raccourcis. Le widget météo, désactivé par défaut, interroge Open-Meteo. Rien d’autre ne sort du poste.
- Éditeur : aucun compte n’est nécessaire, et sans compte l’extension ne contacte jamais l’éditeur. Le compte, facultatif, ne sert qu’à l’abonnement Premium. Aucune synchronisation, aucune télémétrie, aucune publicité.
- Coupure totale : un mode « confidentialité stricte » supprime toute requête réseau de l’extension, icônes comprises.
Les permissions demandées, en clair
| Permission | Ce qu’elle permet |
|---|---|
storage |
Enregistrer raccourcis, dossiers, réglages, notes et tâches dans le stockage local réservé à l’extension. |
unlimitedStorage |
Dépasser le quota par défaut de ce stockage : icônes en cache, fond d’écran importé et sauvegardes locales peuvent l’atteindre. |
bookmarks, facultative |
Lire une fois l’arbre des favoris pour créer les dossiers cochés. Absente à l’installation, demandée au clic sur l’import, retirable depuis chrome://extensions. Les favoris ne sont ni modifiés ni transmis. |
identity, facultative |
Ouvrir la fenêtre de connexion de Google, au clic sur « Se connecter avec Google », pour le compte Premium. Absente à l’installation, sans avertissement de Chrome, retirable depuis chrome://extensions. |
| Remplacement de la page « nouvel onglet » | Afficher la page de l’extension à l’ouverture d’un onglet. C’est l’objet même de Hoome. |
Accès à gstatic.com et icons.duckduckgo.com |
Télécharger l’icône d’un site depuis le service d’icônes de Google, ou depuis DuckDuckGo quand Google ne renvoie rien d’exploitable. |
Rien d’autre n’est déclaré : ni tabs, ni history, ni cookies, ni webRequest, et aucun script injecté dans les pages visitées. La politique de sécurité du contenu limite l’exécution au code du paquet : ni script, ni police, ni feuille de style venus d’Internet.
La clé externally_connectable réserve aux seules pages de https://hoome.dev la possibilité d’envoyer un message à l’extension, pour passer un ticket de connexion à usage unique entre le site et l’extension. Elle ne déclenche aucun avertissement et ne donne aucun accès aux pages visitées.
À l’installation, Chrome résume ces deux accès d’hôte par sa formule générique : « Lire et modifier vos données sur gstatic.com et icons.duckduckgo.com ». C’est le libellé standard de toute permission d’hôte, et l’extension n’y télécharge que des images.
Les trois boutons d’accès rapide
Les boutons vers l’historique, les téléchargements et les favoris demandent à Chrome d’ouvrir sa propre page dans l’onglet courant. Cette navigation ne réclame pas la permission tabs, qui sert à lire le contenu des onglets : l’extension affiche la page du navigateur, elle n’en lit rien. Ces boutons se masquent dans les réglages.
Ce qui part du poste, et vers où
Liste exhaustive des adresses que l’extension peut contacter d’elle-même.
| Adresse | Quand | Ce qui est envoyé |
|---|---|---|
Service d’icônes de Google (t3.gstatic.com) |
À l’ajout d’un raccourci et au premier affichage d’un raccourci sans icône, puis au plus une fois par semaine en cas d’échec. Jamais si l’icône est en cache, ni avec des initiales ou une image choisie. | Le nom d’hôte du site, par exemple impots.gouv.fr. Ni le chemin, ni le titre de la page. |
icons.duckduckgo.com |
Mêmes conditions, si Google n’a rien renvoyé d’exploitable. | Le nom d’hôte du site. |
geocoding-api.open-meteo.com |
Widget météo activé, quand l’utilisateur cherche une ville dans les réglages. | Le texte saisi et la langue. |
api.open-meteo.com |
Widget météo activé et ville choisie : à l’affichage si la prévision date de plus de trente minutes, ou sur rafraîchissement. | Les coordonnées de la ville et les champs demandés. |
hoome.dev |
Seulement si l’utilisateur se connecte au compte Premium facultatif : à la connexion, à l’ouverture de la section Compte des réglages, et au clic sur « Ouvrir mon compte ». Jamais en mode confidentialité stricte. | Le jeton de session du compte, et à la connexion le code rendu par Google. Jamais un raccourci, un dossier ou une note. |
Quatre précisions utiles à une évaluation :
- Les icônes reçues sont converties en petites images, enregistrées localement, et ne sont pas redemandées ensuite.
- Aucun identifiant d’utilisateur, d’installation ou de machine n’accompagne ces requêtes, qui portent les en-têtes habituels du navigateur, comme toute image.
- Les widgets sont désactivés par défaut : sur une installation neuve, seuls les deux services d’icônes sont contactés.
- La barre de recherche ouvre le moteur choisi quand l’utilisateur valide, comme une saisie dans la barre d’adresse, sans demander de suggestion pendant la frappe. La géolocalisation n’est sollicitée que sur clic explicite dans les réglages météo, avec la demande d’autorisation propre à Chrome.
Tout couper : le mode confidentialité stricte
Pour un poste d’où aucune donnée ne doit sortir, même un nom de domaine, les réglages proposent un mode « confidentialité stricte », section Données. Une fois activé, l’extension n’émet plus aucune requête : les icônes laissent place à des initiales colorées, le widget météo devient indisponible et son interrupteur est grisé. La connexion au compte devient impossible, et une extension déjà connectée ne contacte plus hoome.dev.
Les icônes déjà en cache restent affichées, puisqu’elles sont locales, et un bouton les efface après confirmation. Le mode reste actif après un import, une restauration de sauvegarde ou un retour aux raccourcis par défaut, pour qu’aucune de ces opérations ne relance de requêtes à l’insu de l’utilisateur. Tout ce qui est local continue de fonctionner : sauvegardes, export, import, reprise des favoris.
Où vivent les données
Tout est enregistré dans le stockage local que Chrome réserve à chaque extension, sur le poste. L’extension n’utilise pas le stockage synchronisé : rien ne transite par le compte Google de l’utilisateur, et rien n’est envoyé à un serveur, en dehors de la session du compte Premium pour qui s’y connecte.
On y trouve les raccourcis et dossiers, les réglages, les notes et tâches, un compteur d’ouvertures par raccourci qui sert à classer les résultats de recherche, une copie de la version précédente écrite avant chaque enregistrement, les dix dernières sauvegardes automatiques, le fond d’écran importé et la dernière prévision météo si le widget est activé. Pour qui s’est connecté au compte, s’y ajoute la session, rangée à part : ni exportée, ni sauvegardée.
À la désinstallation, Chrome efface l’intégralité de ce stockage, sauvegardes et cache d’icônes compris. Rien ne subsiste ailleurs. Sans désinstaller, une commande des réglages vide raccourcis et dossiers, après avoir pris une sauvegarde restaurable.
Pour récupérer une configuration, l’export JSON produit un fichier téléchargé sur le poste : raccourcis, dossiers, notes, tâches, réglages, et au choix les icônes et le fond d’écran. Il n’est envoyé nulle part et s’importe sur un autre poste, par exemple avant le renouvellement d’un ordinateur.
Déploiement sur un parc
Ce qui fonctionne aujourd’hui :
- L’extension est publiée sur le Chrome Web Store. Elle se déploie avec les politiques Chrome habituelles, installation forcée ou liste d’autorisation, à partir de l’identifiant de l’élément, que nous communiquons sur demande.
- Le paquet ne charge aucun code distant : la version que vos équipes ont examinée est celle qui s’exécute, jusqu’à la mise à jour suivante publiée sur le magasin.
- Pour uniformiser les postes, configurez une machine de référence, exportez le fichier JSON et importez-le sur les autres. Le mode confidentialité stricte fait partie des réglages exportés, il peut donc arriver déjà activé.
- Pour interdire tout compte sur le parc, la politique
ExtensionSettingspeut bloquer la permissionidentityde Hoome (blocked_permissions) : la connexion devient impossible, le reste fonctionne.
Ce qui n’existe pas, et qu’il vaut mieux savoir avant de planifier :
- Aucun schéma de politique gérée. Les réglages ne se poussent ni depuis la console d’administration, ni par GPO. L’import du fichier JSON reste une action manuelle sur chaque poste.
- Aucune distribution hors magasin : ni paquet auto-hébergé, ni installateur classique.
- Aucune console d’administration, aucun inventaire, aucun état remonté, et ce n’est pas prévu à court terme.
Si l’une de ces limites est bloquante, dites-le-nous : elles tiennent à la jeunesse du produit, pas à un choix de principe.
Le volet RGPD
Sans compte, l’éditeur ne traite aucune donnée personnelle liée à l’usage de l’extension : aucun serveur contacté, aucun journal côté éditeur, donc sur ce périmètre ni sous-traitant, ni transfert hors Union européenne. Le compte Premium, facultatif, fait exception : adresse électronique, nom, identifiant Google, appareils connectés et état d’abonnement, hébergés chez Netlify, l’abonnement étant tenu par Paddle, vendeur officiel. Un poste où Premium n’est pas souhaité peut ne jamais s’y connecter, activer le mode confidentialité stricte, ou recevoir la politique qui bloque la permission identity. Les données de l’utilisateur restent sur son poste, sous le contrôle du navigateur, et leur effacement s’obtient depuis les réglages ou par la désinstallation.
Deux points méritent d’être consignés si vous tenez un registre au niveau du poste : les requêtes d’icônes exposent à Google et à DuckDuckGo le nom de domaine des raccourcis créés, avec l’adresse IP du poste, comme toute image chargée depuis un site tiers ; le widget météo, s’il est activé, transmet à Open-Meteo les coordonnées de la ville choisie. Ces flux partent du navigateur, jamais d’un serveur Hoome, et le mode confidentialité stricte les supprime. Le détail figure dans la politique de confidentialité, et le raisonnement qui a conduit à ces choix sur la page vie privée.
Vérifier sans nous croire sur parole
Les permissions réelles se lisent dans chrome://extensions, bouton « Détails », et dans le manifest.json du paquet installé. Le trafic se contrôle dans l’onglet « Réseau » des outils de développement, sur un nouvel onglet rechargé. Les données locales s’inspectent dans l’onglet « Application », section réservée au stockage des extensions.
Une question avant de valider
Écrivez à contact@hoome.dev en précisant votre contexte : nombre de postes, contraintes internes, points à documenter. La réponse viendra d’une personne, pas d’un formulaire. Et si votre évaluation demande une pièce à verser au dossier, nous fournissons une version détaillée de cette page, à jour de la version publiée.